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Travaux, conséquences et évolutions |
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L’Ile du Girard est située dans la Basse Vallée du Doubs, au confluent du Doubs et de la Loue. Cette confluence ressemblait il y a encore cinquante ans à un immense delta intérieur de près de 500 hectares qui a été remodelé entre 1962 et 1965 par des travaux gigantesques dont l’objectif était de lutter prioritairement contre les inondations, donnant sa forme actuelle à l’Ile du Girard, et de dégager secondairement de nouvelles terres
Ces aménagements ont conduit à une réelle amélioration de la protection des zones agricoles et urbaines. Cependant, ces travaux ont engendré la modification de la dynamique alluviale ancestrale qui dissipait l’énergie de la rivière sous la forme de tresses, de méandres avec une érosion essentiellement latérale. Associés aux importantes extractions de matériaux, ils ont parallèlement modifié en profondeur le fonctionnement géomorphologique et hydraulique de la confluence, provoquant au fil des années l’enfoncement du lit des rivières et de la nappe alluviale, accentuant les risques de rupture de digue en cas de fortes crues et mettant en péril la richesse écologique du lieu.
Actuellement il n’y a plus de dynamique alluviale au niveau de la Réserve Naturelle.
Schéma d'évolution de la confluence :
La chenalisation du Doubs et de la Loue dans les années 1960 (avec enrochement des berges) a provoqué un surcreusement de leur lit et une déconnexion des mortes qui se trouvent en partie à sec à l’étiage (durant l’été 2003 il n’y avait plus d’eau dans le dernier bassin du Vieux Doubs).
Dans l’ensemble, les mortes de la Réserve Naturelle et le Vieux Doubs sont en train de se combler et la végétation progresse de manière centripète. Le fond du Vieux Doubs est de plus en plus colmaté de l’amont (fosses encore profondes jusqu’à 4m d’eau) vers l’aval (profondeur n’excédant pas 50 cm à un mètre d’eau). Si l’alimentation par la nappe fonctionne encore dans les bassins amonts, ce n’est plus le cas dans le bassin aval totalement colmaté (environ 20 à 30 cm de sédiments recouvrent le fond du lit).
La sédimentation dans le Vieux Doubs s’est accélérée depuis la formation du bouchon aval au début des années 1990 (Figure 9- Historique du comblement du Vieux Doubs 1969 à 2001)
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Mise à jour le Mardi, 05 Juillet 2011 12:32 |